Flash back : Hiiii ! Une bêêête !!!
Une soirée tranquille, la Gnomette au lit, le Roudoudou et moi calés confortablement au fond du canapé devant la télé.
Tout à coup, Perceval déboule comme une tarée dans le salon et saute à la fenêtre.
J'ai entendu une sorte de "pouic-pouic" et j'ai vu Perceval sauter à terre avec, devant elle, une forme noire qui se débattait.
Là dessus, je me mets debout sur le canapé en glapissant : "hiiiii ! une bêêête ! Chériiii, Perceval a attrapé une bêêête !!!"
Le Roudoudou se lève, se penche un peu en avant pour voir la bête en question, celle-ci se met à remuer, Perceval toujours au dessus ; alors, dans un grand élan de virilité, il monte à son tour sur le canapé !
Nous voila donc comme 2 andouilles, mort de trouille devant une pauvre bête sans doute encore plus morte de trouille à l'idée de se faire dévorer.
Je regarde encore, je me rends comme que c'est une chauve souris.
Je panique : "mais il faut faire quelque chose, l'attraper, la mettre dehors, sinon elle va se mettre à voler partout et la porte de la chambre est ouverte !"
La pauvre chauve souris s'envole péniblement jusqu'à la cuisine, poursuivie par Perceval.
Nous les suivons, on a dû rester planter à la porte de la cuisine un bon quart d'heure à regarder la scène, main sur la poignée de la porte au cas où elle se remettrait à voler.
Comme la chauve souris ne bougeait plus, Perceval a fini par s'en désinterresser, et a quitter la cuisine. Cette petite perverse de chauve souris en a donc profiter pour s'envoler dans un coin de la cuisine à côté de la fenêtre. (En nous laissant le soin de fermer la porte en panique en criant "hiiii !" ... surtout moi !)
Encore une fois, elle n'a plus bougé. J'ai donc couru vaillamment jusqu'à la fenêtre pour l'ouvrir en lui disant qu'elle pouvait s'en aller... mais elle n'a pas bougé.
Le Roudoudou a, à son tour fait preuve de vaillance en entrant dans la pièce avec la bête et en essayant de la faire s'envoler en lui faisant peur.
Et il a réussi... à lui faire peur ! La pauvre c'était à moitié glissée sous un tourchon qui était tombé par terre.
J'ai fini par avoir plus pitié que peur, j'ai pris un autre torchon, j'ai attrapé la bê-bête entre les 2 et je l'ai relaché par la fenêtre.
Je crois que c'est ça qui m'effrayait le plus en fait : devoir la prendre dans mes mains. Ma mère m'a tellement rabachée de ne pas tripoter les animaux sauvages, que c'était sale, plein de maladies ou je ne sais quelle plaie encore ; que j'ai fini par la croire !!!
Mais bon, quand j'ai raconté ma p'tite histoire on m'a répondu que j'avais bien fait de ne pas la toucher, que les chauves souris avaient la rage en ce moment... Sais pas si c'est vrai... j'ai vu le sketch de Bigard, elle n'avait pas l'air si enragée que ça !
Bref, épique la soirée détente !!!
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